Jeudi soir, le Conseil national de la transition (CNT) du Mali a franchi une étape majeure en adoptant un texte pénalisant l’homosexualité. Cet organe législatif, mis en place par les autorités militaires depuis 2020, instaure pour la première fois des sanctions légales contre les relations entre personnes de même sexe dans ce pays sahélien à majorité musulmane, où les valeurs traditionnelles demeurent prépondérantes.
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La loi, encore en attente de promulgation par la junte au pouvoir, prévoit des sanctions pour quiconque pratiquerait ou ferait la promotion de l’homosexualité. « Nous n’accepterons pas que nos coutumes et nos valeurs soient violées par des influences extérieures. Ce texte sera appliqué, inch’Allah », a déclaré le ministre de la Justice, Mamadou Kassogue. Les sanctions précises n’ont pas été communiquées, mais les autorités maliennes insistent sur leur volonté de préserver l’identité culturelle et religieuse du pays.
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En plus de la pénalisation des relations homosexuelles, d’autres réformes importantes ont été adoptées dans le cadre de ce projet de code pénal. Ces mesures incluent l’introduction du bracelet électronique pour certains condamnés, afin de désengorger les prisons, ainsi que l’incrimination de la trahison et de l’esclavage par ascendance.
Cette initiative du Mali s’inscrit dans un contexte global où, selon un rapport de l’Ilga World publié en mai 2024, un tiers des pays dans le monde criminalisent encore l’homosexualité, certains allant jusqu’à infliger des peines de prison ou de mort.
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