Succession du pape François : Deux cardinaux pressentis accusés d’abus sexuels

Succession du pape François : Deux cardinaux pressentis accusés d’abus sexuels

Alors que le conclave s’ouvre le 7 mai pour désigner le successeur du pape François, des critiques émergent à l’encontre de deux des principaux favoris : les cardinaux Pietro Parolin et Luis Antonio Tagle. L’ONG américaine Bishop Accountability, spécialisée dans la documentation des violences sexuelles commises dans l’Église, les accuse de passivité, voire d’obstruction dans la gestion de ces affaires.

Pour Anne Barrett Doyle, cofondatrice de l’organisation, une éventuelle élection du cardinal italien Pietro Parolin actuel secrétaire d’État du Vatican compromettrait tout espoir de transparence : « Aucun responsable de l’Église dans le monde n’a retenu autant de documents sur les abus vis-à-vis des autorités civiles que lui », a-t-elle déclaré à Rome. Elle cite plusieurs exemples d’entraves, notamment en Australie, où le Vatican n’a transmis que deux dossiers de prêtres malgré des centaines de signalements.

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Le cardinal Tagle, quant à lui, est visé pour son inertie supposée lorsqu’il était archevêque de Manille (2011-2019). Aucun protocole clair n’aurait été établi pour lutter contre les abus sexuels, selon Mme Doyle. Même si aucune preuve directe ne le relie à une rétention volontaire d’informations, ses détracteurs dénoncent un manque de fermeté.

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Des victimes et défenseurs, comme l’avocat Michal Gatchalian ou le père Shay Cullen, regrettent l’absence de position publique forte de la part de Tagle. Ce dernier a aussi été critiqué pour n’avoir pas anticipé le cas de Luk Delft, prêtre belge condamné pour pédocriminalité, alors qu’il dirigeait Caritas Internationalis.

Dans un contexte où la transparence est devenue une priorité pour les fidèles et les défenseurs des droits des victimes, ces accusations viennent jeter une ombre sur une élection papale déjà scrutée de près par l’opinion publique mondiale.

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