Dans un revirement judiciaire choquant, l’ancien international barcelonais et brésilien Dani Alves a été acquitté en appel après avoir passé 14 mois derrière les barreaux.
La Cour d’appel de Barcelone a statué à l’unanimité sur l’annulation de sa condamnation pour viol, invoquant des « omissions, incohérences et contradictions » dans les preuves présentées lors du procès. Cette décision fait suite à un examen rigoureux du dossier, la Cour ayant estimé que l’accusation n’avait pas fourni de preuves suffisantes pour confirmer le verdict initial.
Les juges donnent raison à Dani Alves en appel
Un collège de quatre juges a donné raison à l’appel du footballeur brésilien, estimant que les incohérences dans les déclarations de la plaignante et le manque de preuves objectives portaient atteinte à la crédibilité des accusations. Le tribunal a également rejeté le contre-appel du parquet, qui visait à alourdir la peine de Dani Alves de quatre ans et demi à neuf ans.
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Suite au verdict, l’avocate d’Alves, Inés Guardiola, a exprimé son soulagement et sa satisfaction. « Nous sommes très heureux. Il est innocent, et cela a été prouvé. La justice a statué », a-t-elle déclaré à la radio RAC1.
Condamnation initiale et controverse du procès
Dani Alves a été condamné le 22 février 2024 à quatre ans et demi de prison et à verser 150 000 € de dommages et intérêts à la plaignante. Il encourait également une interdiction de toute interaction sociale pendant neuf ans et demi et cinq ans de liberté surveillée à l’issue de sa peine.
L’affaire faisait suite à des allégations selon lesquelles Alves aurait violé une jeune femme dans le carré VIP d’une boîte de nuit de Barcelone, dans la nuit du 30 au 31 décembre 2022. Selon l’accusation, le footballeur aurait invité la plaignante et ses amies à prendre un verre avant de l’attirer dans un espace privé, où il aurait fait preuve d’agressivité et ignoré ses demandes répétées de partir.
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Commandez MaintenantAlves a cependant nié avec véhémence tout acte répréhensible, bien que sa crédibilité ait été initialement mise en doute en raison de ses déclarations changeantes. Il a d’abord affirmé n’avoir jamais rencontré la plaignante, puis a admis avoir eu des relations sexuelles avec elle, tout en insistant sur le fait qu’elles étaient consenties.
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Les images de surveillance jouent un rôle crucial dans l’acquittement
L’un des facteurs clés de la décision du tribunal a été l’examen des images de vidéosurveillance de la boîte de nuit. Les juges ont constaté des divergences entre le témoignage de la plaignante et les événements enregistrés, ce qui les a conduits à douter de la fiabilité de ses déclarations. Le jugement a souligné que, si cette décision ne confirme pas la version des faits de Dani Alves comme étant la vérité absolue, l’accusation n’a pas réussi à établir la culpabilité au-delà de tout doute raisonnable.
L’acquittement a suscité un large débat, notamment parmi les militants des droits des femmes. L’ancienne ministre espagnole de l’Égalité, Irene Montero, a vivement critiqué le jugement, le qualifiant d’exemple de « justice patriarcale qui ne protège pas les femmes et entretient une culture d’impunité pour les agresseurs ». Elle a affirmé que cette décision créait un dangereux précédent pour les futures affaires d’agression sexuelle.
Après sa libération le 25 mars 2024, après avoir versé une caution d’un million d’euros, Dani Alves est resté discret. Son équipe juridique n’a pas encore commenté d’éventuelles demandes de dommages et intérêts ou d’indemnisation pour son incarcération. Par ailleurs, sa carrière de footballeur reste incertaine, son dernier club, les Pumas mexicains, ayant résilié son contrat suite à son arrestation.